Voyage en stop à travers le Japon
- alexislegros
- 6 nov. 2025
- 15 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Tokyo
Konnichiwa mina !! こんにちは 皆さん ( Bonjour tout le monde ).
Cela fait 5 mois que je voyage en Asie du Sud-Est.
Dès mes premiers pas au Japon, j'ai compris que j'allais vivre une expérience incroyable.
À vrai dire, ça faisait un bout de temps que j'étais attiré par ce pays, par son histoire et son folklore, la beauté des paysages etc.
Après Hanoï, la capitale du Vietnam, je prend l'avion direction Tokyo.
Malgré les 14 millions d'habitants à Tokyo, je suis fasciné par le calme qui règne en plein centre-ville. Le changement d'ambiance est flagrant et un large sourire se dessine sur mon visage.
C'est pour vivre ce genre d'expériences que je voyage!
Ici, pas de klaxons, tout est ordonné et propre et on ne traverse que quand le petit bonhomme est vert, attention !!
Ce pays est un chef-d'œuvre de bienséance.
Beaucoup de courbettes et de sumimasen すみません ( je suis désolé ou exprime la politesse ).
Premièrement, je dois faire très attention à mon budget car j'ai perdu ma carte bancaire au Vietnam et il ne me reste plus beaucoup d'argent sur mon compte.
Le Japon reste un pays nettement plus cher en comparaison des pays d'Asie du Sud-Est que je viens de traverser.
J'ai fais attention à réserver en avance mes premières nuits en auberge dans les faubourgs de la ville afin d'éviter les mauvaises surprises.
Allez, des petites photos de Tokyo tout de même.
(Il est possible de cliquer sur les photos pour avoir plus d'informations).
Je me régale ! Je déguste mon premier ramen selon la tradition en faisant le "zuru zuru", un bruit d'aspiration censé donner du goût et refroidir le plat en même temps, vu comme une marque de politesse.
(je m'en fous partout).
Je me perds dans le quartier d'Akihabara, le paradis de la culture pop au Japon.
Je suis trop fan ! J'achète le premier tome de One Piece en japonais.
Je visite des musées, traverse le fameux carrefour de Shibuya la bouche grande ouverte, comme un môme, absorbé par les écrans géants et la foule.
Je flâne à travers des parcs magnifiques...
Et les toilettes, franchement faut qu'on en parle ! Elles sont incroyables...
Lunettes chauffantes, et ce petit jet d'eau qui vient vous chatouiller l'anus !!
Je suis loin des souvenirs de l'Inde et de ma main gauche si vous voyez ce que je veux dire...
Après 5 jours à Tokyo, il est temps pour moi de partir découvrir le Japon en stop !
Mon budget se réduit, ça va être sauvage et je ressens cette flamme en moi qui grandit à l'approche de l'inconnu.
Into the wild.
Départ en stop, direction le Nikko national Park.
Bon, c'est bien sympa tout ça! J'aime visiter les villes, mais place à l'aventure !
Première étape: trouver un train pour m'éloigner de cette ville tentaculaire.
Deuxième étape: trouver un spot pour dormir en bivouac, c'est pas toujours simple mais j'ai de l'expérience en la matière.
Le premier soir, loin des rumeurs des villes, je trouve le sommeil allongé sur le sable au bord de l'océan pacifique, bercé par les vagues et observé par des milliers d'étoiles.
( J'étais à ce moment là assez proche du parc Hitachi dans la préfecture d'Hitachinaka.)
Le lendemain au réveil, je lève le pouce !
Chaque véhicule qui passe est un "peut-être".
Le temps s'étire parfois et il n'est pas rare que le doute s'immisce en moi.
Mais je fais bonne figure et je souris le pouce bien levé, fier.
On m'a souvent répété que faire du stop au Japon allait être difficile mais pour en avoir le cœur net, il faut essayer et se faire son propre avis sur la question.
De toute façon, j'ai pas vraiment le choix, mon budget ne me permet pas de prendre des transports.
À chaque véhicule qui s'arrête, des histoires qui s'entremêlent.
On fait comme on peu pour communiquer, que ce soit en langage des signes, avec google traduction parfois... Il faut savoir faire preuve d'imagination.
C'est dans ces moments là que le voyage prend tout son sens et que s'ouvre les portes de l'Inconnu.
Ne pas avoir d'objectif clairement défini laisse de la place aux imprévus.
En voyageant de la sorte, j'accepte la possibilité que ce soir je dormirai peut-être dehors, dans ma tente ou bien chez l'habitant.
Peu m'importe, du moment que je me sens en vie.
Les paysages défilent... C'est magnifique.
Et bien pour celles et ceux qui se le demandent: OUI ! Voyager en stop au Japon, c'est possible et même conseillé.
Merci aux personnes formidables qui parfois, on fait des détours de 200 km juste parce qu'ils passaient un bon moment et avaient du temps à m'offrir.
"Arigatou gozaimasu" ありがと ございます, (merci).
Quelques jours après mon départ de Tokyo, j'arrive au Nikko National Park dans la région du Kantō.
Après avoir visité plusieurs temples près de la ville de Ishiyamachi, je commence à marcher.
Je mets dans mes oreilles les OST de One Piece ou des studios Ghibli et je pars avec mon sac à dos à travers les forêts environnantes (voir photos ci-dessous).
J'ai fait le plein de bouffe, j'ai un réchaud et des vêtements chauds ainsi que mon matos de bivouac. Il me reste plus qu'à trouver un chemin de randonnée.
Je regarde sur Map's Me (l'application de cartes hors ligne), quels passages je pourrais emprunter et je me laisse embarquer sans savoir si les chemins seront praticable.
We will see !
Finalement, les chemins sont fantastiques !
Je ne croise personne sur ces sentiers, je me sens libre.
Le premier soir, perché dans les hauteurs, un orage explose !
Il est proche et je sens que je vais devoir trouver un endroit où poser ma tente rapidement car je suis trempé et le froid commence à se faire ressentir.
Le vent commence à souffler fort et il soufflera toute la nuit, hurlant à travers les montagnes.
Ces moments de solitude sont riches en émotions.
Je suis là, à cet instant précis, entouré par la nature belle et véhémente, loin de mon petit confort. J'écris et je repense à toutes ces belles aventures.
Je ne sais pas de quoi sera fait demain et ma flamme brille de milles feux.
Á mon réveil, je suis entouré par la neige.
Je remballe mes affaires et je repars.
Le soir suivant, après une journée de marche à travers les montagnes aux dénivelés changeants, je trouve refuge en haut d'un mont dans un chalet inoccupé.
Par chance, je réussis à rentrer à l'intérieur du chalet en passant par la fenêtre afin d'y passer la nuit.
J'y trouve plusieurs couettes bien chaudes, m'apportant le confort de passer une nuit moins fraîche que sous ma tente.
Á cette hauteur, il fait froid. À la merci des Kamikaze (vents divins), mon équipement n'est pas adapté aux températures en dessous de zéro.
Au petit matin, mon eau était devenue glace, je souriais devant le lever de soleil.
L'aventure au Nikko National Park se terminera près des Kegon Waterfalls et le lac Chūzenji après 5 jours.
3. Direction le château de Matsumoto.
Arrivée dans la ville de Matsumoto. Préfecture de Nagano.
Après plusieurs jours de bivouac et de randonnées, j'ai besoin de retrouver une douche bien chaude et une prise pour charger mon portable ainsi que mon appareil photo.
Je trouve un petit camping proche du centre-ville, je négocie le prix et j'y dépose ma tente et mon sac à dos.
Je pars flâner dans les rues de la ville à la recherche du château de Matsumoto :
Un château construit au 16 -ème siècle dans la période Sengoku,
surnommé "Karasu" カラス , (le corbeau, car étant de couleur noir).
Je ne regrette pas du tout, c'était vraiment une très belle découverte.
On passe à la suite ! Réaliser l'un de mes rêves !!
5.L'ascension du Fuji San en hors saison.
Impossible pour moi de quitter le Japon sans réaliser l'un de mes rêves:
Atteindre le sommet du mont Fuji.
Culminant à 3 776 m d'altitude, cette montagne sacrée est pour moi un passage obligatoire. Je suis fasciné par sa présence, je suis très ému d'avoir la chance d'admirer enfin ce volcan endormi sous la glace qui a fait naître tant de mythes et légendes.
Premier problème ! Début mai, l'ascension est "interdite".
Je me décompose: comment ça interdite ?
Je me renseigne et fais beaucoup de recherches.
L'ouverture officielle pour l'ascension du mont Fuji est du début juillet jusqu'à mi- septembre.
Pendant cette période, des milliers de personnes se lancent vers le sommet.
Ça ne m'emballe pas du tout. Et de toute façon, j'aurai déjà quitté le pays à cette période... Je dois donc trouver une autre solution.
(Attention ! Pour celles et ceux qui veulent tenter l'ascension hors saison, il est fortement conseillé de bien se renseigner car il y a certaines conditions à respecter afin d'éviter les complications et mon carnet de voyage n'est pas consacré à ces informations.)
( lien vers un très bon blog pour celles et ceux qui voudraient des informations pour se lancer dans l'ascension hors saison ).
Pour ma part, je ferai cette ascension à ma façon.
Avant de commencer l'ascension, une préparation s'impose tout de même.
• 1re étape : acheter du matos ! Crampons pour le sommet enneigé, bonnet, guêtres et une frontale.
Mes vieilles grolles trouées ? Elles ont vu pire. Elles tiendront encore un peu plus.
• 2e étape : trouver quel sentier choisir pour atteindre le sommet.
• 3e étape : comment éviter les contrôles qui pourraient compromettre mon ascension...
J'ai mon idée !
いきましょう。 Ikimashou !! ( Allons-y )
Pour éviter les problèmes de navettes pour rejoindre un point de départ en hors saison (peu d'horaires et hors de prix), je part de la ville de Fujiyoshida à pied tout simplement.
Pas de bus, pas de raccourci.
Juste mes jambes, mon sac et la route qui monte doucement vers la montagne sacrée.
Après de longues heures de marche, la ville s’efface derrière moi.
Je marche, je transpire, je respire fort. Les mollets brûlent déjà, mais le Fuji se rapproche à chaque pas et je sens l'excitation monter en moi.
Je m'arrête à la tombée de la nuit pour camper à 2200 mètres d'altitude près du sentier.
Je m’endors bercé par un silence absolu, seulement troublé par le lointain hurlement du vent, en lisant mon livre éclairé à la frontale.
Au réveil, à 4 h du matin, il fait froid, l'air est tranchant et j'ai dormi habillé.
Je prends le strict minimum pour rejoindre le cratère.
Le reste, je le cache soigneusement sous un vieux tronc d'arbre couché, recouvert de branches. Un dernier regard : personne autour. Juste moi et la montagne.
Je suis prêt. Le reste de l’ascension commence maintenant.
Le levé du soleil est magnifique, les nuages forment une nappe enflammée qui survole le lac où j'étais la veille. Tout doucement les lumières de la ville laissent place aux couleurs du ciel.
Je prends une photo le bras levé pour mes "Nakamas" 仲間, ( Camarades ).
Un peu plus haut j'enfile mes crampons, ici la neige a pris possession des lieux. Ça devient intéressant !
La fin est raide. Mes poumons sont en feu avec l'effort, le froid et l'altitude.
J'arrive au sommet en fin de matinée.
Premier ressenti, le froid mordant! Implacable!
Avec le vent c'est un ressenti de -15° ici ! Il glace la sueur sur ma peau et le vent s'engouffre sous mes vêtements.
Mon équipement est loin de supporter une telle température. Mais j'ai pensé à tout ! J'ai mon duvet qui résiste jusqu'à 10 ° et je m'en sert comme écharpe.
Quel touriste je fais, sérieusement...
Je suis submergé par des tonnes de sentiments disparates.
Mes pensées se tournent particulièrement vers un amis qui s'en est allé récemment...
Je fais le tour du cratère la morve au nez et j'entame le redescente.
Pas de descente élégante : je m’assois, je dévale la pente enneigée sur les fesses, comme un môme sur une luge improvisée. La poudreuse vole, le froid brûle les cuisses à travers le pantalon. Liberté totale.
Sur le retour je récupère mes affaires et je continue ma route, usant encore et toujours mes grolles sur les routes de ce vaste monde.
J'ai encore envie de marcher, et j'ai très envie d'apercevoir le mont Fuji depuis les flancs des montagnes qui lui font face.

Je vous souhaites à toutes et à tous de réaliser certains de vos rêves, car la vie mérite d'être vécue intensément; pas moins.
Vers Kyoto
Sur la route vers Kyoto, le pouce levé sous un ciel bleu pâle de printemps, je rencontre des gens adorables qui me font découvrir des lieux qui n'étaient pas prévus, et ça, c'est génial.
Un homme gentil et généreux qui m'a prit en stop et voyant que j'allais sûrement passer la nuit dehors dans une forêt, décide de m'offrir une nuit dans une auberge à Sewa.
Je retrouve le confort, je chante sous la douche bien chaude et je me laisse absorber dans un lit moelleux.
Le soir venu, il me fait découvrir un bain public local, un "sento"せんとう.
C'est une première pour moi !
La vapeur épaisse monte en volutes, l'eau est brulante. Je me fou à poil, et j'oubli de me laver d’abord comme il faut ( selon le rituel japonais : savon, seau, tabouret avant de renter dans le bain).
Heureusement mon ami me retient juste avant que je glisse dans l'eau bouillante.
Avant de retrouver les lits confortables de l'auberge, nous descendons quelques litres de bières autour d'un magnifique repas.
Le lendemain, c'est l'heure des aux revoir. La route m'appelle et le stop aussi.
Je repars le sourire aux lèvres, reconnaissant et je chante.
Avant de rejoindre Nagoya, nous faisons un bon dans le temps en traversant l'ancien village de Narai-juku.
Ce village était une étape importante sur la route Nakasendo qui reliait Kyoto et Tokyo pendant la période Edo (1603-1868). Elle était parfois appelée "Narai aux mille maisons" célèbre pour son accueil, ses auberges et commerces en tout genre.
(voir photo ci-dessous). J'en profite pour acheter des "hashi" (baguettes japonaises).
Après plusieurs kilomètres de route, je dis au revoir à Tachi, un étudiant d'une gentillesse rare qui m'a accompagné pendant deux jours en stop.
On se sépare dans la ville de Nogoya, j'en profite pour visiter le célèbre château construit en 1612 sous les ordres de Tokugawa Ieyasu le grand vainqueur de la bataille Sekigahara, qui à joué un rôle immense dans l'histoire du Japon.
Ieyasu a tout bonnement ouvert le Japon sur l'ère d'Edo qui a amené la paix, et influencé l'histoire et le développement du pays après de longues années de guerres entres les clans qui divisaient le pays.
C'est un peu plus plus tard que je découvre le musée incroyable de Sekigahara :
Le Gifu Sekigahara Battlefield Memorial Museum.
Celui-ci, retrace l'histoire de cette bataille mémorable. 200 000 hommes rassemblés sur une plaine boueuse, celui qui emporte la bataille règnera en maître sur le Japon!
Le musée est moderne et immersif : expositions avec armures dorées, vidéos 360° qui te plongent au cœur de la bataille, cartes interactives qui montrent les mouvements des troupes etc.. Je ressens le poids de l’histoire : cette bataille a changé le destin du pays. Ça vaut vraiment le détour. Si tu passes par là, fonce !
Kyoto
Après plusieurs jours de voyages et de découvertes, je débarque à Kyoto.
Je suis très content de pouvoir me poser un peu et de retrouver un toit sur ma tête.
J'ai réservé une auberge de jeunesse pas trop chère pour 5 jours où j'y retrouve un bon lit superposé, une douche bien chaude et je fais des rencontres vraiment chouettes.
Un petit tour au Nishiki Market s'impose : un marché culinaire traditionnel très connu situé au centre de la ville.
Je ne me fais pas de fausses idées. Ça doit être très touristique et assez cher, mais j'ai très envie d'y aller.
Ici, ça bouillonne !
Je rentre dans le ventre de la ville, les odeurs sont riches et variées et je me laisse transporter à travers la foule et les étales.
Tous mes sens sont sollicités.
Je déguste des Takoyaki brûlants (boulettes de pieuvres grillées), je bois plusieurs coupes de saké et je goûte plein de choses dont je ne me rappelle même plus le nom. C'était top !
Après plusieurs soirées inoubliables au bord de la rivière Kamo-gawa qui traverse la ville de Kyoto, je décide de louer un vélo et de m'échapper un peu plus loin dans les alentours.
Non loin de la ville, je découvre un des temple bouddhiste les plus curieux !
Contrairement aux temples centraux de Kyoto où les groupes se pressent en rangs d’oignons, il n'y a quasiment personne ici...
Le silence est presque palpable, seulement troublé par le vent qui glisse dans les arbres et le chant discret des oiseaux. Le charme opère instantanément, je suis envouté par l'atmosphère qui règne en ces lieux.
Quelques singes se balancent dans les arbres.
Je pose le vélo contre un mur de pierre, et je rentre dans cet espace enchanté comme on entre dans un rêve.
Je suis au temple Otagi Nenbutsu-ji, un temple niché dans les collines verdoyantes d’Arashiyama.
Je suis encerclé par 1200 statues de Rakan, chacune à sa personnalités et la nature reprend tout doucement ses droits ici.
Je traverse des petits villages en pédalant, je prend le temps de regarder les paysages qui m'entourent et je m'arrête pour visiter des petits temples cachés.
Je rencontre par hasard ce gentil monsieur qui vit aux abords d'une forêt.
Il m'offre du thé et me fait visiter son atelier. Il est ébéniste et je peux ressentir sa passion à travers ses gestes.
Il est si content de me présenter son travail, c'était très émouvant.
En repartant, je me perd dans les environs et je crève mon pneu arrière (je finirai donc ce petit périple à pieds...).
Avant de repartir de Kyoto je fais quelques visites, notamment des sites plus fréquentés comme le Kinkaku-ji, souvent appelé le Pavillon d'Or et la bambouseraie d'Arashiyama dont voici quelques photos.
C'est l'heure du départ de Kyoto.
Je dis au revoir aux personnes qui ont croisés ma route, que je n'oublierai pas. Musique dans les oreilles, je repense à ces soirées arrosées dans cette ville incroyable.
7.Petit arrêt à Nara.
Bon, j'ai une idée en tête !
Après ce bon bain de foule, j'ai envie de retourner me perdre dans la nature mais avant ça, je veux faire un arrêt rapide à Nara, pour visiter Le Tōdai-ji.
Ce temple abrite le Daibutsu-den, une construction en bois qui serait la plus grande au monde !
Je rejoins Nara en train depuis Kyoto (beaucoup plus simple) et c'est juste à côté.
Il est vraiment imposant...
L'histoire autour du temple est passionnante et comme vous le savez déjà sûrement, il est possible de se balader autour dans les parcs en compagnie de cerfs et biches, qui ont compris qu'il y avait de la bouffe gratos à se mettre sous la dent.
C'est un site très prisé par le tourisme et je comprends pourquoi.
Le soir venu, j'arrive à trouver un spot pour planter ma tente dans un camping fermé situé un peu plus loin du centre.
(Et oui, l'argent commence à manquer, j'improvise).
Mon objectif se trouve un peu plus à l'est, dans les coins reculés du Japon.
Dès le lendemain, je lève de nouveau le pouce avec la volonté de rejoindre les chemins de Kumano Kodō.
Sur les chemins de pèlerinage du Kumano Kodō.
Avant de quitter le Japon et de rentrer à la maison, j’avais très envie de vivre une dernière expérience à couper le souffle, une sorte de point final à ce voyage qui m’a tant apporté.
Comme d’habitude, je rassemble quelques informations, je cherche quelques points sur la carte qui m’intéressent afin de créer un itinéraire qui devrait me plaire.
Le Kumano Kodō rassemble un large réseau de chemins qui serpentent à travers les montagnes et des petits villages très charmants et calmes.
Je me sens comme dans les films des studios Ghibli : entouré par la nature, j’ai l’esprit reposé. Je marche sous des cèdres centenaires, je pose ma tente près d’un petit oji (sanctuaire secondaire) isolé et je m’entraîne avec mon bokken (arme d’entraînement japonaise en bois), acheté à Kyoto.
Je n'oublierai jamais ces nuits fraiches près des sanctuaires, la brume qui enveloppait la forêt au crépuscule et le coulis de l'eau qui dévalait doucement la montagne.
Je salue des kappas au bord des rivières et je fais le plein de vitamines D allongé face à la déesse Amaterastu, la déesse du Soleil.
Je remercie les kamis pour cette vie incroyable que je mène. Les kamis sont des esprits ou divinités du shintoïsme qui se cachent à travers chaque chose : le vent qui vient caresser les feuilles, les rivières tumultueuses, les montagnes qui se dressent fièrement et qui veillent depuis la nuit des temps.
Une nuit, je reçois la visite d’un animal qui vient renifler ma tente.
Mon cœur s'accélère, il a l’air imposant et je dois crier plusieurs fois avant qu’il ne déguerpisse !
Peut-être la visite rare d’un ours noir asiatique… qui sait ? Un sanglier serait sans doute plus probable, mais j’aime l’idée de l’ours.
Après 6 jours de marche et de stop, je termine mon périple au Kumano Hayatama Taisha. Plus précisément à la cascade de Nachi-no-taki, également connue sous le nom de "Ichi no taki" ( la première des cascades ).

"Elle est considérée comme le foyer spirituel des montagnes environnantes, abritant un kami et servant de lieu de culte."
Ce Kami aimerait la musique et il n'est pas rare que des prêtres se rendent aux pieds de cette cascade qui serait la plus haute du Japon pour y jouer du tambour.
J'aime profondément ces croyances qui respectent la nature et j'en suis très ému.
Une fois arrivé aux pied de "la première cascade", je me coupe un peu du monde. Je mets mes écouteurs et me laisse envahir par mes émotions.
C'est tout simplement beau et encore une fois, je suis si heureux d'être ici à ce moment présent.
Osaka, fin de cette aventure.
Finalement j'arrive à Osaka. Ma dernière étape avant le retour en France après plusieurs mois de voyages en Asie du Sud-Est.
J'ai la chance d'y retrouver Julien et Su Yin, mon cousin et sa copine, pour quelques jours.
On passe notre temps à se balader dans les rues de la ville, on déguste des ramens et on joue aux bornes d'arcades of course!
La ville est pleine de surprises, aussi vivante de jour que de nuit, on y trouve de tout !
Je trouve cette ville plus chaleureuse que Tokyo, moins conformiste et très colorée.
Les quartiers connus sont très souvent pris d'assaut par la foule mais ça ne m'a pas empêché d'aimer me balader à travers les artères et petites rues de cette ville immense.
Et voilà une aventure qui s'achève... J'ai adoré !!
Pour la petite anecdote, pour le dernier trajet vers l'aéroport d'Osaka j'ai été escorté par la police japonaise ! J'espère que cet aventure vous a plu, n'hésitez pas à me laisser des commentaires si vous avez des questions ou pour autre chose.
またね , mata ne, à la prochaine !





























































































































































































Commentaires